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Quelques travaux d’élèves 2013

lundi 11 novembre 2013, par Madame Lorgeoux.

Un pays souillé

C’est la 20e année du Prix Bayeux, nous sommes en 2013 et la Syrie souffre encore.

J’ai voté pour le neuvième reportage, celui qui fait honneur aux civils, qui leur rend, si je puis dire, un semblant d’hommage.

Lors du visionnage de ces vidéos, un silence froid, transperçant, frissonnant règne dans la salle.

Les explications sont claires, les prises de risques visibles, des gens souffrent, hurlent, la vérité nous percute enfin. Comme un coup de poignard inattendu.

Ce n’est pas une guerre mais un génocide, là-bas ils tuent ou ils meurent. La venue de cette réfugiée syrienne me met mal à l’aise, elle me fait culpabiliser d’être heureuse et d’être née en France.

Elle parle très peu, elle est triste et marquée par la vie. La peine résonne inlassablement, mais ce soir, nous, petits européens, seront en sécurité pendant que certains syriens appelleront au secours ; les autres en face tireront. Encore combien de temps ce massacre durera ?

Arrêtons d’être lâches et ouvrons les yeux.

Emilie Pacey


Pour moi, le prix Bayeux, c’est...

Pour moi, le prix Bayeux, c’est un moyen de découvrir ce qu’il se passe dans les pays en conflits, l’horreur de la guerre, mais aussi de découvrir les conditions dans lesquelles les journalistes vivent sur le terrain et ainsi mieux comprendre pourquoi ils risquent leur vie pour nous montrer la vérité.

« En Syrie, une journée comme les autres est une journée où il y a 142 morts. »

Depuis deux ans, 100 000 personnes ont donné leur vie pour défendre leur pays alors que certains ont fait plusieurs années d’études pour devenir avocat ou effectuer une autre profession mais ils ont été condamnés à faire la guerre.

Leurs vies ont changé mais le conflit qui détruit leur pays non. 

Emilie Sorel


Liberté

Chaque jour des hommes

Espèrent, prient, agissent, se battent, tombent.

Pour une seule et unique raison

La liberté

Mais qu’est ce que la liberté ?

S’il n’y a pas de vérité ?

Comment voir le mensonge ?

A travers ces informations que l’on nous donne

Ces enfants doivent-ils servir de chair à canon ?

Porter des armes, est-ce la solution ?

Détruire ce patrimoine, qu’en est-il ?

Voir le massacre de ce pays, est-ce utile ?

Mais comment pouvons-nous les aider ?

Faut-il intervenir ou bien abandonner ?

Fuyons, fuyons la manipulation

Et sachons rester critique et vigilant.

Emeline Busquet


Souffrance

Océane Desprès


حرية

Liberté

Ils nous ont déclaré la guerre,

Ensuite plongé dans la misère.

Là se trouve notre destinée,

Nous qui n’avons rien demandé.

Quelle est la cause de ce conflit ?

Certainement pas nous, civils.

Alors ne prenez pas nos vies,

Vous avez déjà pris nos villes.

Les lieux ici ne sont pas sûrs,

Alors que faire pour s’en sortir ?

Ne pas rester au pied du mur,

Réfléchir c’est déjà agir.

Prendre la fuite ou résister ?

Prendre les armes ou les jeter ?

S’isoler ou se révolter ?

Par pitié, il faut nous aider !

Lisa Quillard


Destruction ou Bonheur

Lucie Caillot


Liberté

En un clic, je vois du sang qui jaillit.

Sous les éboulements et les décombres, des gens vivent dans l’ombre.

Des rebelles se battent pour leur pays, quitte à perdre leurs vies.

Les hôpitaux pleins à craquer,

où les médecins se perfusent pour aider les blessés.

Sous les bombardements incessants et les bruits assourdissants.

Epuisés par cette boucherie héroïque, le combat continue.

Des enfants, des hommes tenant une kalachnikov dans leurs mains,

Se battent juste pour un morceau de pain.

Et, finissant par mourir de ce doux parfum,

Penser au lendemain, cela ne rimera à rien,

Car ils savent que leur destin est déjà pris en main.

Ils nous demandent juste de venir à leur secours,

Car leur seul recours, c’est nous.

Et ainsi, que leurs consciences soient apaisées,

et que leurs vies ne se résument qu’à un mot,

LIBERTÉ

Eva Kipper et Marine François


La vie en Syrie

La vie en Syrie,

Quelle plaisanterie !

Le bonheur, la joie, l’amusement sont des péchés pour les civils là-bas,
Deux petites filles ont été punies pour cela.

Voyez-vous, elles jouaient à la corde à sauter,

Leur punition devait alors arriver.

La vie en Syrie,

Quelle plaisanterie !

Chloé Crank


Où se cache la vérité ?

Où se cache la vérité ? La vérité avec un grand V ? Celle qui nous montre la réalité en face, qui nous retire le voile que nous avons devant les yeux sur cette guerre. D’ailleurs, la guerre...

Qu’est-ce qu’on en sait de cette guerre ? Celle en Syrie, au Mali, ou en Afghanistan ? Nous n’en savons pas grand chose, mais tout dépend avec quelle intention.

Nous mentir ? Nous dévoiler ? Que croire ? Qui croire ? A part la souffrance dans le regard de ces civils, ces soldats qui partent de chez eux le matin sans savoir si un retour sera possible.

Des civils assassinés, tués par les soldats du régime Al-Assad, par les bombardements. Les cadavres jonchent les rues, témoins de la tragédie et de la barbarie de cette guerre, guerre dont on ne voit pas la fin. A-t-elle réellement une fin, une vraie fin ?

Mais, même si elle se terminait pour de bon, la mémoire et les villes détruites, réduites à l’état de ruines, seront toujours fissurées voire même brisées. Pour ces personnes, plus rien ne sera jamais comme avant.

Emilie Lair


Mots-mêlés

Marine Huet et Noémie Morin


La Syrie : mourir pour se nourrir

Axelle Saing


Liberté

Chaque jour des hommes

Espèrent, prient, agissent, se battent, tombent.

Pour une seule et unique raison

La liberté

Mais qu’est ce que la liberté ?

S’il n’y a pas de vérité ?

Comment voir le mensonge ?

A travers ces informations que l’on nous donne

Ces enfants doivent-ils servir de chair à canon ?

Porter des armes, est-ce la solution ?

Détruire ce patrimoine, qu’en est-il ?

Voir le massacre de ce pays, est-ce utile ?

Mais comment pouvons-nous les aider ?

Faut-il intervenir ou bien abandonner ?

Fuyons, fuyons la manipulation

Et sachons rester critique et vigilant.

Emeline Busquet


Boum Presse

Barbara Jambin